[105]



1 mois plus tard

Elisabeth retira ses lunettes et se massa l'arête du nez. Ensuite elle tourna sa tête à droite puis à gauche pour détendre les muscles de son cou. Son regard se posa sur son réveil, il était dix heures du soir. Elle rangea les quelques feuilles qui étaient éparpillaient sur son lit et pour finir elle se leva. Sans faire de bruit, Elisabeth descendit les escaliers pour se diriger vers la cuisine. Elle y entra et immédiatement, elle se plaça devant le frigidaire, l'ouvrit et prit du jus d'orange qu'elle versa dans un verre. Elle s'installa à la table et prit son temps pour le siroter.


Quelques minutes plus tard, son père pénétra dans la cuisine et exécuta les mêmes gestes que sa fille. Soudain il s'aperçu de sa présence.
- je meurs de chaud, lui dit il en levant son verre.
- tu n'as pas à te justifier, rigola Elisabeth.
John s'avança vers elle, l'embrassa sur le front et prit place à ses côtés.
- tes révisions avancent, questionna-t-il en portant son verre vers sa bouche.
- je suis arrivée à la fin et heureusement, finit elle par avouer.
- je suis sûr que ton examen de demain se passera bien, la rassura son père en posant sa main sur celle d'Elisabeth.
- merci, remercia-t-elle.
- bon, je vais me coucher, j'ai du sommeil à rattraper, ajouta la jeune femme en se levant.
- à demain ma chérie, répondit John.
Elisabeth alla déposer son verre dans l'évier puis sortit.

Avant de retourner dans sa chambre, elle passa par la salle de bain pour se mettre de l'eau sur le visage.
Elle pénétra le monde de Morphée, des que sa tête toucha l'oreiller.



ooOoo


La maison des Mattews était envahit par le silence. Tout le monde dormait paisiblement.
Une légère brise s'engouffra dans la chambre d'Elisabeth. Une feuille s'envola sur le réveil et retomba sur le sol. Deux heures du matin venait tout juste de sonner, quand un cri perça cette sérénité.
Elisabeth se réveilla en sursaut, elle était trempée de sueur. Elle s'asseya sur le lit, replia ses jambes et pleura.
La porte de sa chambre s'ouvrit à la voler. John y entra et se précipita vers le lit. Il avait à peine prit place, qu'Elisabeth se jeta dans ses bras et ses larmes continuèrent à couler sur l'épaule de son père. John ne dit mot, se contenta simplement se lui caresser les cheveux.
Soudain, d'une voix étouffée, Elisabeth lui murmura à l'oreille :
- cela recommence...
# Posté le mercredi 05 mars 2008 11:28
Modifié le vendredi 14 mars 2008 13:33

[106]


Elisabeth descendit tranquillement les marches de l'escalier. Tout en faisant attention là où elle posait les pieds, elle vérifia qu'elle n'avait rien oublié. Le stress commençait un peu à monter, mais elle avait toujours réussit à le gérer. Elisabeth avait lâché ses cheveux. La veille, elle les avaient lavés c'est pour cela que quelques boucles étaient apparues. La jeune femme s'était vêtit d'un chemisier blanc et d'une jupe noire qui lui arrivait légèrement au dessus de ses genoux.
En arrivant dans le hall d'entrée, elle prit ses clés de voiture qui était posées sur le meuble de l'entrée. Elle releva la tête pour se regarder dans le miroir et dans le coin, elle remarqua un bout de papier. Délicatement elle le saisi et se mit à le lire :


« Je suis sûr que ton examen va bien se passer, ais confiance en toi et essai de penser à autre chose. Je t'aime de tout mon c½ur, papa. »

En arrivant à la fin du mot, un sourire était apparu sur le visage d'Elisabeth. Elle plia le petit papier, le plaça dans son sac puis sortit.



Un quart d'heure plus tard, Elisabeth sortit de sa voiture et se dirigea vers l'entrée de l'université d'un pas décidé. Elle salua l'homme de la sécurité et marcha vers Maggie qui l'attendait, assise sur un bac.
- coucou, salua-t-elle en s'asseyant à ses côtés.
- oula, on dirait que j'ai un fantôme en face de moi, riposta Maggie inquiète.
- merci du compliment, railla son amie.
- plus que deux jours, ajouta Maggie en posant sa main sur celle d'Elisabeth.
- j'ai recommencé à faire des cauchemars, ou plutôt le cauchemar, expliqua Elisabeth.
- Lisa, on n'est pas sûr qu'il sorte et...
- je sais, je sais... je ne peux pas m'empêcher d'y penser...
- on passe à autre chose, ok ? Proposa Maggie en se levant brusquement.
- on a un examen à passer et de plus l'examen de ton séduisant trentenaire. Alors debout et allons le passé, termina Maggie avec beaucoup d'entrain et surtout avec un sourire qui illuminait son visage de poupée.
- allons y, répéta Elisabeth en se mettant debout.
Elle attrapa le bras de son amie et elles se dirigèrent vers leurs salles.


Après quelques minutes, elles se trouvèrent devant leur salle d'examen. Une question trottait dans la tête de Maggie. Elle se décida enfin à la poser, avant qu'Elisabeth ne pénètre dans la salle.
- tu en a parlé à Thomas, questionna-t-elle honteuse de faire souffrir son amie. Mais la curiosité était trop grande.
Elisabeth tourna la tête vers son amie d'enfance, les yeux embués de larmes. Maggie su tout de suite la réponse et regretta amèrement sa question. Elle serra Elisabeth dans ses bras en lui chuchotant « pardonne moi ma Lisa ».

Neuf heures venait de sonner, Elisabeth se retira de l'étreinte de son amie, essuya les larmes sur son visage avec sa main, puis franchit la porte. Maggie la suivit de prés.
Elisabeth s'installa, sortit ses stylos, sa montre et n'oublia pas d'éteindre son téléphone portable. Ensuite, elle alla poser son sac en bas de la salle, comme les autres étudiants présents. Pour finir, elle revint à sa place et entreprit de remplir sa copie des renseignements demandés.

Cinq minutes plus tard, elle retourna le sujet et débuta la lecture avec une grande concentration, malgré le problème qui la préoccupait depuis prés d'un mois.



Il y a un nouvel article
sur complementstory.
Venez vite y faire un tour
pour laisser votre avis,
il me sera trés important
pour la suite du blog.
# Posté le samedi 08 mars 2008 09:02
Modifié le vendredi 14 mars 2008 13:36

[107]

Thomas avait les mains remplit de feuilles de copies blanches et de brouillons de différentes couleurs. Il déambula dans les grands couloirs de l'université, allant dans les salles où se déroulait son examen, pour vérifier si tout se passait bien. Enfin il arriva devant celle d'Elisabeth. Il n'entra pas, il préférait rester sur le pas de la porte et observait la jeune femme qui était très concentrée sur sa copie. Thomas avait promit à Elisabeth de ne pas pénétrer dans sa salle.




Flash back


- je commence à avoir les yeux qui se ferment tout seul, essaya d'articuler Maggie entre deux bâillements.
- tu as raison, je crois qu'on a assez réviser pour aujourd'hui, confirma Elisabeth en jetant son crayon sur la table et en étirant ses bras.
- voilà pour ses demoiselles un bon rafraîchissement, intervint Thomas en amenant sur un plateau trois verres remplit de glaçons ainsi qu'un grande carafe de jus d'orange.
- super, s'exclama Maggie en se jetant sur le plateau qui était à peine poser.
Elle engloutit deux verres sous les yeux surprit d'Elisabeth et Thomas.
- dis moi, tu n'as pas d'eau chez toi, se moqua Elisabeth en attrapant le verre que lui tendait Thomas.
- c'est ça moque toi bien, bouda Maggie en se levant et en rangeant ses affaires.
- tu ne vas pas nous laisser pour si peu, questionna Elisabeth en prenant place sur les genoux de Thomas.
- j'ai un rendez vous très important, un entretient d'embauche, expliqua Maggie en se remettant du rouge à lèvre.
- c'est une super nouvelle, je suis sûre que tout va bien se passer, l'encouragea son amie.
- merci ma Lisa. Bon je vous laisse, ajouta Maggie en se dirigeant vers la porte.
Elle porta sa main sur la poignet, ouvrit la porte puis se retourna vers nos deux tourtereaux.
- Thomas, merci pour la grande aide que tu m'as apporté pour mes révisions et Lisa je t'appel ce soir pour te dire comment c'est passé mon entretient, termina-t-elle avec un sourire.
- j'y compte bien, répondit Elisabeth en faisant un signe de main à son amie qui sortit en refermant la porte.
- tu sais Maggie me fait bien rire, avoua Thomas en caressant les cheveux d'Elisabeth.
- moi aussi. À n'importe quel moment, elle te donne le goût de vivre, c'est-ce que j'aime chez elle, répondit Elisabeth en approchant son visage de celle du jeune homme.
Leurs nez se touchèrent et après quelques secondes, ils s'embrassèrent.
- je peux te demander un service, interrogea Elisabeth avec une voix douce.
- tout ce que tu veux, rétorqua Thomas.
- pendant les examens, ce serait bien que tu ne viennes pas dans ma salle... avant que Thomas ait eu le temps de dire quoique se soit, elle ajouta :
- ou sinon tu vas me déconcentrer. Si tu es présent j'aurais qu'une seule chose en tête c'est d'être avec toi et...
- je te le promet, la coupa-t-il.
- je t'adore, finit elle par admettre.
- moi aussi, ma belle, réitéra Thomas en l'embrassant de nouveau.

Fin du flash back



Ce souvenir, fit apparaître un sourire sur les lèvres du jeune homme.
- professeur Anderson, s'exclama la surveillante qui arrivait vers lui en marche rapide.
- bonjour Maria, tout se passe bien ici, demanda-t-il.
- très bien oui. À propos, tenait la liste des étudiants absents, dit elle en le lui tendant.
Mais Thomas était ailleurs. Il ne remarqua pas le geste de la surveillante. Il était absorbé par Elisabeth qui avait relevé la tête des qu'elle avait entendu la voix du jeune homme. Ils se souriérent.
- professeur Anderson... professeur Anderson, est-ce que vous allez bien, s'inquiéta la surveillante.
- excusez moi Maria, j'était dans mes rêves, répondit Thomas en retombant sur la terre ferme.
Il prit la feuille que lui tendait la jeune femme en la remerciant. Ensuite, à son tour, il lui dressa quelques feuilles de copies et de brouillons.
- bon je vais continuer ma ronde. Surtout prévenait moi des qu'il y a un problème, demanda Thomas.
- pas de problème professeur ,répondit la jeune femme en entrant dans la salle.

Thomas fit quelques pas dans le couloir puis sans qu'il puisse plus rien contrôler, ses jambes le ramenèrent devant la porte.
Elisabeth avait toujours la tête tourner vers la porte, quand ils s'aperçurent, leurs yeux s'illuminèrent de bonheurs. Tout doucement et tout en exagèrant sur l'articulation, Thomas lui dit : « je m'en vais ne t'inquiète pas, je t'aime ».
Elisabeth reçue cette petite phrase sans problème. Pour réponse, elle lui envoya un baiser de la main très discrètement.


# Posté le vendredi 14 mars 2008 11:39
Modifié le lundi 09 juin 2008 08:15

[108]


Elisabeth jouait avec son crayon depuis une demi heure. Ses brouillons étaient remplis de petits dessins. Elle avait déjà rédigé l'introduction de son devoir ainsi que la première partie de son plan, il lui manqué la deuxième partie. Elle se remuait les méninges pour trouver un titre révélateur et surtout des sous parties. Il lui restait seulement une heure trente pour faire cela. Et comme à son habitude, elle remplirait sa copie au dernier moment.


Elisabeth releva la tête et observa les étudiants qui étaient autour d'elle. Tous sans exception avec le nez sur la copie. Son regard se posa ensuite sur l'arbre qui était dans la cours et observa les petits oiseaux qui volaient autour. Elle revint sur sa copie et recommença ses dessins. Elle écrivit une phrase, mais la barra immédiatement. Quelques secondes plus tard, elle réécrivit la même phrase qu'elle jugea très bien pour un chapeau. Soudain, un bruit de chaise se fit entendre, elle releva la tête de nouveau et vit un jeune homme se lever avec sa copie et ses affaires dans les mains. Il se dirigeait vers le bureau de la surveillante. Elisabeth espionna ses moindre faits et gestes. Des qu'il sortit de la salle, elle se replongea sur sa feuille de brouillon rose.


Toujours sans inspiration, elle relut son introduction et sa première partie, elle griffonna deux trois petites idées dans un coin de la feuille. Une personne se leva, encore une fois Elisabeth la suivit des yeux. Cette personne jeta ses brouillons à la poubelle, déposa sa copie, ramassa son sac puis sortit.
Soudainement, une idée vint à elle et sans perdre de temps elle l'inscrivit sur la feuille. Elle avait enfin trouver le titre de sa deuxième partie, les sous parties coulaient de source juste après. Ayant enfin son plan complet, elle se décida à se mettre à rédiger calmement et rigoureusement. Alors qu'elle avait finit son introduction, elle réalisa qu'elle avait écrit de travers. En effet les copies étaient blanches avec aucune ligne. Elisabeth s'énerva légèrement, mit en boule sa copie et recommença sur une autre. Cette fois ci, elle prit sa règle et traça quelques lignes aux crayons. La rédaction se passa bien jusqu'à la deuxième partie ou elle avait oublié la transition. N'ayant pas d'autre solution, elle dû rayer deux phrases.


La salle se vidait petit à petit et les couloirs devenaient un modérément bruyant. Des étudiants déconcentraient levèrent la tête en direction de la porte. Elisabeth fit de même bien évidemment. La surveillante remarqua se petit problème, alors elle sortit, demanda aux jeunes gens de bien s'éloigner et pour finir elle ferma la porte. Elisabeth se replongea instantanément sur sa copie et mit la touche finale à son devoir en finissant sa conclusion par une question d'ouverture. Elle posa son stylo et s'étira les bras. Il lui restait dix minutes, juste assez pour relire sa copie et bien sur corriger les fautes d'orthographe. Elle rangea les feuilles de brouillons qui traînaient ici et là et relut sa copie. À chaque fois qu'il y avait une faute, elle la corrigeait et il y a eu du travail. L'orthographe n'était pas son fort. Mais depuis qu'elle était à l'université elle avait fait des progrès considérables. Alors qu'elle arriva au bas de sa copie, elle entendue la surveillante qui informait les étudiants qui leur restaient plus que cinq minutes. Elisabeth ajouta le point qui manquait, prit sa feuille et la regarda plus largement. Elle fit une petite grimace en remarquant les rayures, qui gâchaient la copie mais rien d'alarmant et puis elle n'avait pas le temps de tout réécrire. Elle la ferma, rangea ses affaires et se leva. Sans déranger les autres personnes, elle se dirigea vers le bureau, remit sa copie à la surveillante qui lui adressa un petit sourire, qu'Elisabeth lui rendit. Ensuite, elle fit quelques pas, se baissa et ramassa son sac qui était ensevelit sous d'autres sacs. Et pour finir elle se dirigea vers la porte, l'ouvrit en faisant le moins de bruit possible et sortit. Le couloir était vide, elle mit son sac sur son épaule et marcha en direction de la cour. Alors qu'elle passait devant une porte ouverte, une main attrapa la sienne et l'entraîna dans la pièce sombre. Thomas l'attira à lui, la plaqua contre le mur avec douceur et l'embrassa.




Trois nouvels article sur complementstory.
Je vous attend avec impatience
et surtout n'oubliez pas le sondage,
les votes sont trés sérrés
et j'ai besoin de vous, pour départager.
# Posté le dimanche 16 mars 2008 05:10
Modifié le lundi 31 mars 2008 10:04