Rodéo Drive était une piste à chevaux jusqu'au début des années cinquante, d'où son nom, avant de devenir un quartier commerçant au début des années soixante dix sur une section. Bien que de taille modeste, elle concentre les boutiques de luxe des marques les plus prestigieuses.
Le jeune homme venait tout juste de finir sa deuxième pellicule et Elisabeth le remarqua. Elle descendit les marches et le rejoignit
- attend, je vais le faire, lui dit elle en lui prenant l'appareil des mains.
- maintenant à ton tour de jouer le modèle, affirma Elisabeth en étant concentrée sur ce qu'elle faisait.
- tu sais, je ne suis pas très photogénique, essaya de se dérober Thomas.
Elisabeth leva les yeux et souria.
- pas de ça avec moi Anderson, répondit elle avec un grand sourire.
- aller hop sur les marches, beau mec, ordonna-t-elle en lui déposant un petit baiser sur la joue.
- bon ok, mais seulement quelques photos, se résigna à dire Thomas en allant s'installer sur les marches.
Elisabeth porta son appareil devant son ½il, mais quand elle s'aperçue que Thomas était légèrement coincer, elle baissa l'appareil.
- mon cher monsieur Anderson, pourrais je avoir au moins un sourire, tu sais ton sourire charmeur que j'aime tant, tenta Elisabeth.
Thomas hésita une seconde, puis se décida à sourire à la grande joie de la jeune femme. Petit à petit, le jeune professeur se laissa aller et commençait à prendre goût à au jeu. Quand Elisabeth eut finit une troisième pellicule, Thomas regagna la jeune femme qui commençait à ranger son précieux appareil photo dans sa pochette.
- comment ais- je été, demanda Thomas en prenant Elisabeth dans ses bras.
- un peu coincé au début mais après parfait, avoua Elisabeth.
- on fait quoi maintenant, questionna le jeune homme en prenant la main d'Elisabeth et tout deux se promenèrent dans le quartier riche de Beverley Hill.
- on va développer ses photos, proposa Elisabeth.
- j'ai hâte de découvrir un de tes talents cachés, ajouta la jeune femme en souriant.
- je penses que je me suis bien débrouillé mais je ne t'arrive par à la cheville, complimenta Thomas en se plaçant derrière Elisabeth pour la prendre par les hanches.
- on verra bien, lâcha Elisabeth en se laissant orienter par le jeune homme.
En cet instant, la jeune femme prit une pince et délicatement prit une photo et la posa dans un bac remplit d'un liquide dont Thomas avait du mal à prononcer le nom. Elle la laissa tremper quelques secondes puis la retira et demanda à Thomas de l'accrocher à un fil tendu au dessus de sa tête. Elisabeth répéta les mêmes gestes plusieurs fois, puis passa le relais à Thomas. Avec incertitude, Thomas exécuta les gestes et essayait de réaliser les mêmes actions que la jeune femme. Elisabeth intervenait de temps en temps pour l'aider dans certaines man½uvres.
Des que toutes les pellicules furent développées et que les photographies furent accrochées pour le séchage, les deux jeunes gens remontèrent à la lumière du jour.
- on pourra voir les photos que demain, expliqua Elisabeth en se dirigeant vers la cuisine.
Thomas la suivit sans un mot.
- tu veux boire quelque chose, demanda Elisabeth, en se plaçant devant le frigidaire, prête à l'ouvrire.
- quelque chose de bien frai, répondit Thomas en prenant place à la table.
Elisabeth prit un plateau qu'elle posa sur le comptoir et dessus elle déposa deux grands verres ainsi qu'une carafe de jus d'orange. Prenant le plateau à deux mains, elle vint s'installer au pré du jeune homme, plus précisément sur ses genoux. Thomas saisit la carafe de jus de fruit et versa le liquide dans les deux verres.
- merci, remercia Elisabeth après que Thomas lui ait tendu le verre.
- alors pour le reste de la journée, je te propose qu'on aille manger à la plage, je pensais à un pic nique et ensuite je t'initie au basket-ball, présenta Thomas.
- un excellent programme, répondit Elisabeth en lui donnant un baiser.
