[119]

Il devait être dix heures trente du matin quand on tapa à la porte. John referma son journal, le déposa sur la table, but une dernière gorgée de son café noir avec une pointe de lait et se leva pour aller ouvrir.
Des que la porte fut entrouverte, John aperçu un homme d'une trentaine d'années, grand, brun, la mâchoire carrée et les traits durcis par les épreuves et les images que lui avaient infligé son métier. Malgré tout un sourire s'afficha sur son visage quand ses yeux croisèrent ceux de John.

- bonjour John, salua ce dernier.
- bonjour inspecteur Hobbs, répéta John en s'écartant pour le laisser entrée.

Sans dire un mot, Charly Hobbs pénétra dans la maison qu'il connaissait bien maintenant, y étant venu quatre ans plus tôt. Des que les deux hommes pénétrèrent dans le salon, Elisabeth commençait à descendre les escaliers. A bas des marches, elle se figea en voyant le jeune homme installait confortablement dans un des fauteuil en cuire marron, parlant avec son père.

- bonjour inspecteur Hobbs, prononça-t-elle en se plaçant face à lui.
- bonjour Elisabeth, salua-t-il en se levant par courtoisie et politesse.
- comment allez vous, demanda t-il en aidant Elisabeth à prendre place.
- légèrement angoissé, répondit elle.
- je m'en doute un peu, dit le jeune agent de police avec un sourire.
- l'inspecteur Hobbs est ici pour... intervint John.
- je sais, coupa Elisabeth.
- on vous écoute, ajouta-t-elle en se repositionna sur le canapé.
- Kevin Peterson, a bien demandé une liberté anticipée... le juge qui a examiné sa demande, le lui a refusé, expliqua le jeune homme.
- ce qui veut dire, qu'il fera toute sa peine, insinua John.
- exactement, encore sept ans, répondit Charly.
Une larme coula sur le visage d'Elisabeth, du revers de la main, elle essuya. Elle était enfin en paix.
- ce n'est pas tout, continua Charly.
- Le juge a refusé sa liberté anticipée, grâce à une lettre qu'il a reçu de votre mère, annonça-t-il en regardant Elisabeth.
- ma mère, répéta la jeune femme qui était dans tout ses états.
Des ce moment, elle se remémora la sombre soirée qu'elle avait passé il y a un peu plus de quatre ans.

Flash Back

Magalie avoir prit sa fille dans ses bras, l'aida à se relever. Mais la drogue qu'elle avait encore dans son organisme faisait encore son effet et Elisabeth tenait à peine sur ses jambes. Magalie l'aida du mieux qu'elle pouvait. Ensemble elles traversèrent le couloir, quelques regards les regardaient de travers mais elles n'y prêtaient aucune attention. Elles descendirent les escaliers et sortirent de la maison sans qu'aucune personne ne les remarque. Ils étaient bien trop occupés à boire, ou à s'embrasser dans un des recoins de la maison. Toujours en soutenant sa fille, Magalie s'aperçu que deux jeunes s'embrassaient en prenant appui sur sa voiture.
- allez vous en, lâcha-t-elle en les poussant.
- mais qu'est-ce qu'elle a la petite dame, s'indigna le garçon.
Soudain Magalie vit rouge, elle attrapa le garçon par le col et le menaça.
- je te dis de te casser de ma voiture, ou sinon tu aura à faire au flic.
Le couple n'attendit pas son reste et ils partirent en direction de la maison sous les yeux de la mère de famille.
Magalie ouvrit la portière et installa Elisabeth. Ensuite elle se mit au volant du véhicule et démarra en trombe.

Un quart d'heure plus tard, alors que John annonça à sa femme qu'il avait appelé la police et qu'elle ne tarderait pas à arriver, Ryan à moitié endormit et les cheveux ébouriffés, pénétra dans la pièce.
- maman...Elisabeth n'est toujours pas sortit de la salle de bain et... débuta-t-il.
- j'y vais, annonça Magalie en se levant brusquement ce qui fit tomber la chaise au sol.
Elle courut jusqu'au escalier, monta les marches quatre à quatre et arriva enfin devant la porte de la salle de bain. Très vite elle remarqua de l'eau dans le couloir. Elle respira un bon coup et ouvrit la porte. Un brouillard de buée, empêcher Magalie de voir. Elle avança à l'aveuglette et elle put enfin voir sa fille recroquevillée dans un coin de la douche, une de ses mains en sang. Elle comprit tout se suite ce qu'il se passait. Elisabeth venait de perdre sa virginité. Magalie reprit ses esprits, coupa l'eau, prit une serviette et la déposa sur le dos de sa fille. Elisabeth sentant le contact de sa mère, se laissa aller dans ses bras en pleurant.

Fin du flash back


- Elisabeth, tu vas bien, demanda son père inquiet.
- oui, répondit la jeune femme en sortant de ses pensées.
- peut on lire cette lettre, questionna Elisabeth à l'adresse de l'inspecteur.
- Je suis désolé c'est impossible. Elle fait partie des pièces du dossier, argumenta Charly tristement.
- je comprend, se résigna à dire Elisabeth.
- je ne peux pas vous la faire lire, mais je peux vous dire se qu'il y est écrit, ajouta Hobbs.
Le père et la fille firent un signe positif de la tête alors, le jeune inspecteur continua :
- dans sa lettre Magalie fait référence à une autre fille. Je m'explique, après ce qui vous étés arriver, vote mère à voulu absolument faire une enquête sur Kevin Peterson malgré mes mises en gardes. Lors de ses investigations, elle a découvert que Peterson était en état de récidive. En effet deux ans plus tôt, il avait essayé de violer une autre jeune fille. Votre mère voulant vous protéger d'avantage à décider de garder cela pour elle et le mettre par écrit dans une lettre. Cette lettre a été confiée au procureur. Elle lui a demandé de le remettre au juge s'il lui arrivée quelque chose et éventuellement, si Peterson demandait une liberté anticipé. Le juge a lu la lettre et a décidé que Kevin Peterson était un danger pour autrui et qu'il devait faire entièrement sa peine. Le juge a aussi exigé qu'il se fasse soigné. Votre mère a aussi insisté sur le fait qu'elle avait fait tout cela car elle se sentait responsable de ce qui vous étés arrivée. Elle a aussi expliqué que sa raison d'être était de vous protéger et qu'elle avait faillit à sa mission, termina Charly Hobbs.
John et Elisabeth étaient encore sous le choc de ces révélations. Soudain, Elisabeth se leva et se dirigea vers la porte d'entrée. John aurait voulu l'en empêcher mais l'inspecteur était intervenu.
- elle a besoin d'être seul, de remettre ses pensées, ses idées en place... ne vous inquiétez pas, essaya de rassurer le jeune homme.
- vous avez sûrement raison, dit John et se rasseyant dans son fauteuil.

# Posté le vendredi 02 mai 2008 11:48

Modifié le dimanche 18 mai 2008 08:24

[120]


Elisabeth déposa son pied au sol. Elle avait mit du vernit rouge et avait opter pour des chaussures noirs ouverte, à talons carrés. Tout de suite après son autre pied se posa sur la pelouse verte et fraîche. Elisabeth se leva et regarda autour d'elle. Sa voiture rouge contrastait avec le paysage constituait de différentes tombes blanches et des arbres qui ornaient chaque allées du cimetière. Elisabeth fit glisser ses lunettes de soleil sur son nez, ferma la portière et déambula entre les tombes. Enfin elle arriva devant une tombe, celle de sa mère. La tombe était blanche, mais à comparer aux autres, elle était ornait de fleurs de différentes couleurs et notamment des roses, les fleurs préférées de Magalie. Elisabeth passa sa main tremblante sur la tombe, puis remonta ses lunettes sur sa tête.

- bonjour maman, salua-t-elle avec tristesse.
- je suis désolée, cela fait un moment que je ne suis pas venue te voir ma chère petite maman... aujourd'hui j'ai apprit pas mal de choses de la bouche de Charly Hobbs, tu sais l'inspecteur qui nous a aidé il y a quatre ans...Elisabeth stoppa son monologue pour chercher ses mots.
- je voulais te remercier pour la fameuse lettre... j'aurais tant aimé la lire... et ... et je voulais aussi te dire, que tu n'as rien à te reprocher, admit la jeune femme avec une voix étouffée et quelques larmes qui commençaient à couler sur son charmant visage.
- tu as toujours été là pour moi... tu sais je me rappel encore toute les fois ou tu me laissais te brosser les cheveux, j'adorais cela... tu t'en rappels, questionna Elisabeth avant de continuer.
- Il y a quatre ans si tu n'étais pas intervenue, si tu n'étais pas présente pour moi, je sais pas si j'aurais réussi à remonter la pente, à avoir la vie que j'ai maintenant, cette fois Elisabeth ne pût se retenir et pleura.
- maman sache que je ne t'en veux pas et je ne t'en voudrais jamais... Elisabeth avala sa salive, renifla et ajouta les lèvres tremblantes.
- maman, tu me manques tellement... parfois quand une porte claque, je crois que c'est toi qui revient...je me souviens sans cesse de tout les moments que l'on a passé ensemble... c'est tellement difficile de ne plus te voir et surtout de ne plus pouvoir te parler... Elisabeth était en sanglots et ne pouvait plus ajouter le moindre mot et se contenta de garder les yeux rivets sur la photographie de sa mère qui était ancrée dans la tombe.

Elisabeth ne sentit pas arriver la personne qui était derrière elle. Cette dernière s'approcha lentement et de sa main il cajola celle de la jeune femme, avant de la serrer avec douceur. La jeune femme toute retournée par les événements, s'abandonna en larmes dans les bras de la personne.
- Thomas..., elle me manque tellement..., réussit elle à dire avant de remettre sa tête sur l'épaule du jeune homme.
Thomas ne dit rien, il la serra d'avantage dans ses bras et lui caressa les cheveux pour essayer de la calmer.








# Posté le dimanche 04 mai 2008 07:12

Modifié le dimanche 18 mai 2008 08:24

[121]



Une brise légère souffla, se qui déposa un brin de fraîcheur. Le parc était verdoyant. Quelques arroseurs automatiques c'étaient mis en route et de fine gouttes d'eau venait rafraîchir les promeneurs. Le parc était ombragé par de nombreux arbres de tailles et de types différents. Une grande allée de gravier, débouchait sur une place ronde. Au tour, avait été disposé de bancs noirs très joliment fabriqués. Au centre de la place, on pouvait apercevoir, une grande fontaine en forme de sirène. Des pièces y avaient été jeté au fond et quelques petits bambins essayaient de les attraper. Il y avait aussi deux mères de familles qui étaient assises sur le rebord et qui était en pleine conversation, pendant que leurs enfants se trouvaient sous les arroseurs et à moitié trempé. Elles levèrent les yeux un moment et vint dans leur champs de visions leurs petits monstres. Une des jeunes femmes se leva pour aller les récupérer, tandis que l'autre admirait un couple qui se tenait main dans la main. La mère remarqua, que la jeune femme n'était pas très heureuse. Enfin de compte, les deux mères après avoir essuyé leurs enfants de la tête au pied, prirent leurs affaires et décidèrent de partir.

Thomas repéra la jeune mère de famille mais n'y prêta aucune attention. Il amena Elisabeth dans un coin à abris des regards. La jeune femme avait réussi à reprendre le dessus. Elle avait séché ses larmes et avait décidé de tout raconter à Thomas sur ses mésaventures d'il y a quatre ans.

Thomas s'installa confortablement, dos contre un immense arbre. Elisabeth prit place auprès de lui. Le jeune homme, lui remit une mèche de cheveux correctement, quand Elisabeth le questionna :
- comment savais tu où me trouver ?
- j'ai entendu une conversation entre ton père et cet homme... Charly... débuta-t-il.
- Hobbs, continua Elisabeth.
- c'est un inspecteur de police, lui expliqua-t-elle.
- Thomas, je vais te révéler un événement pénible de mon passé et j'aimerais que tu m'écoute sans me couper, ou sinon j'y arriverais pas et j'ai besoin que tu sache ce qui c'est passé, demanda Elisabeth au jeune homme.
- je te le promet, tu peux compter sur moi, rassura Thomas.
- c'était il y a quatre ans, je venais d'avoir dix sept ans et je venais juste d'entrée au lycée. Maggie a eut la brillante idée de m'amener à une fête qu'organiser un élève du lycée, pour mon anniversaire. Pour ne pas la décevoir j'ai accepté. Au moment ou la soirée battait son plein, je me suis sentit mal...

Flash Back

La musique raisonnait bruyamment dans les oreilles de la jeune femme. Des jeunes dansaient tout autour d'elle, quelques uns s'embrassaient et d'autres étaient à moitié bourrer. Les paupières d'Elisabeth étaient très lourdes. Elle avait énormément de mal à les garder ouvert. Fébrilement, elle posa son verre sur la table mais trop au bord, car quand elle le lâcha, il tomba à terre. Un garçon un peu plus âgé qu'Elisabeth s'approcha d'elle.

- Elisabeth, est-ce que tout va bien, demanda-t-il.
- Kevin, je ne me sens pas très bien, j'aurais besoin de me rafraîchir, réussit à dire Elisabeth en tenant à peine sur ses jambes.
- viens, je vais t'amener à la salle de bain, l'encouragea le jeune homme.

Une petite voix dans la tête d'Elisabeth, lui demanda de faire attention, mais la jeune fille se sentait tellement mal qu'elle n'y prêta aucune attention. En prenant appuie sur Kevin, ils se dirigèrent vers les escaliers, tout en évitant des personnes. Au bas des marches, Kevin prit le bras de la jeune fille et le passa au tour de son cou, pour mieux la soutenir et ils commencèrent l'ascension des escaliers. Elisabeth n'en voyait jamais la fin. Sa vision se fit plus trouble et perdit l'équilibre à plusieurs reprises. En haut des marches, Kevin l'entraîna dans le couloir, ils passèrent devant la salle de bain, mais ils ne s'arrêtèrent pas. Ils continuèrent jusqu'à la chambre du jeune homme.

Kevin plaça Elisabeth sur le lit. La jeune femme vit le jeune homme se diriger vers la porte, la fermer à double tour. Tout de suite elle comprit se qu'il allait faire, mais elle ne pouvait pas intervenir. Elle ne pouvait plus bouger, elle était à la merci du jeune homme, qui s'avança vers elle en souriant. Lentement, il la coucha sur le lit et commença caresser sa poitrine ainsi que ses cuisses. Elisabeth voulais lui dire d'arrêter mais aucun son de sortit de sa bouche. La chose qui fonctionnait encore était ses larmes. Car pendant qu'il s'adonnait à du pur plaisir, une larme coula sur le doux visage d'Elisabeth.

Fin du flash back


- il me faisait mal, mais je ne pouvais rien faire... Elisabeth essuya son visage du revers de sa main.
Thomas n'avait prononcer aucune parole, oh non, il était complètement désorienté par l'histoire de sa petite amie. Et à l'intérieur de lui, il était en colère, incontrôlable, il n'arrivait pas à imaginer qu'on puisse lui faire du mal.
- durant l'enquête, on a apprit qu'une drogue avait été versée dans mon verre. Elle aurait du m'endormir et me faire oublier tout ce qu'il c'était passé. Mais mon violeur avait oublier une chose, c'est que j'avais seulement bu du jus d'orange. Voilà pourquoi je suis restée éveiller... j'aurais tellement voulu avoir perdu connaissance... au moins je n'aurais rien sentit et encore moins le voir faire... c'est cela le plus frustrant le regarder faire, sans rien pouvoir faire ou même tenter...
- ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi, l'inspecteur chargé de l'affaire est il revenu aujourd'hui, demanda Thomas avec douceur et en caressant les cheveux d'Elisabeth, qui avait posé sa tête sur l'épaule du jeune homme.
- Kevin, a fait une demande de liberté anticipé, mais elle lui a été refusé, grâce à une lettre qu'avait écrite ma mère il y a quatre ans, expliqua Elisabeth calmement.
- je suis désolé, de te replongé dans tous ses noirs souvenirs, s'excusa Thomas en fixant les yeux de la jeune fille.
- tu n'as pas a t'excusé. J'avais besoin de me confier, et je voulais que tu saches que c'est moi le problème et non toi, affirma Elisabeth.
- après ce que tu as vécu, c'est normal que tu sois réticente, je le comprends parfaitement... autre chose, on le fera seulement quand toi tu seras prête et pas avant. Elisabeth, jamais, tu m'entends jamais je ne pourrais te faire de mal, lui avoua Thomas en lui prenant la tête entre ses mains.
- Elisabeth Mattews je vous aime plus que tout, et je vous remercie de votre confiance invétérée, continua Thomas toujours avec délicatesse.

Elisabeth passa ses mains tremblantes sur les mains de Thomas, qui tenait toujours le visage de la jeune fille, et lui déposa un baiser. Durant le baiser qu'elle donna, des larmes s'échappèrent sur son visage de poupée...



# Posté le samedi 10 mai 2008 04:00

Modifié le dimanche 18 mai 2008 08:23

[122]

Quatre ans auparavant

Après que Kevin soi sortit triomphant, Elisabeth s'asseya avec beaucoup de mal. Elle regarda autour d'elle et découvrit enfin la pièce où elle avait vécu son pire cauchemar. Elle était plutôt sombre et de nombreux posters ornaient les murs, tapissaient d'une couleur marron, orangé. Dans un coin de la chambre elle put apercevoir une guitare et se souvint que le jeune homme jouait dans un groupe qu'il avait formé au lycée. Il y avait aussi un petit bureau ou traînait des feuilles, des livres, des vêtements et j'en passe. Elisabeth posa les yeux sur le sol. Elle remarqua qu'il était recouvert d'une moquette d'un vert immonde. Mais surtout ce que ses yeux ne quittait pas furent son téléphone qui avait du tombé quand Kevin l'avait amené dans la chambre. Dans un effort sur humain, elle se leva, le ramassa et revint sur le lit. Sans perdre de temps elle composa le numéro de chez elle. Elisabeth porta le téléphone à son oreille et attendit selon elle une éternité.

Ce soir là, John travaillait tard et n'était pas encore rentré. Magalie était confortablement installait dans le canapé du salon, à la recherche d'un programme qui pourrait lui plaire. Elle zappait encore et encore, mais rien ne l'intéressait énormément. N'en pouvant plus, elle posa enfin la télécommande sur la table basse et se concentra sur une émission banale, parlant de jeunes enfermés dans un loft, où les liens se nouaient petit à petit. Magalie arrangea l'oreille qu'elle était allée cherche dans sa chambre puis y posa sa tête. Ses paupières se firent de plus en plus lourde et eut du mal à les garder ouverte. Alors qu'elle était dans un semi sommeil, elle entendit le téléphone sonnait. Au début Magalie qu'elle rêvait alors elle ne bougea pas. Le répondeur se mit en route et s'alarma des qu'elle entendit la voix désespérée de sa fille. Sans perdre de temps, elle se leva et se jeta sur le téléphone.

- Elisabeth, je suis là, avertit elle quelque peu affolée.
- maman... viens me chercher s'il te plaît, demanda Elisabeth complètement accablée et en sanglot.
- j'arrive ma chérie, annonça-t-elle sans se poser d'autre question.
- ne t'inquiète pas, j'arrive tout de suite, essaya-t-elle de la rassurer.
- d'accord, répondit Elisabeth dans un son inaudible.

Magalie racrocha et sans perdre une seconde, elle se dirigea vers la porte d'entrée. Elle ouvrit la porte mais comme une brise légère souffla sur elle, elle frissonna. Alors elle jugea qu'il était opportune de prendre une petite veste et en attrapa une. Elle claqua la porte et se dirigea en chausson et jogging vers sa voiture. Magalie s'y engouffra et démarra tout de suite. Sur la route, elle avait entreprit de mettre sa ceinture et évita de justesse un chien qui errait sur la chaussée. En seulement qu'elle minute, elle avait transgressé le code de la route au moins une vingtaine de fois, mais elle n'y prêta aucune attention, ce qui la troublée était le son de la voix de sa fille.

Dix minutes plus tard, elle arriva enfin devant une grande maison blanche enfin c'est-ce qu'elle pensait. Une sorte de musique affreuse venait jusqu'à ses oreilles et des ombres horribles vacillaient sur le trottoir et dans le jardin, elles provenaient des lumières de la maison. Magalie monta sur le trottoir et faillit rentrer dans deux jeunes gens, qui l'insultèrent. La jeune mère n'y prêta aucune vigilance, sortit du véhicule, claqua la portière et courut en direction de la maison. À l'intérieur, elle déambula au travers les fêtards, aucun d'eux ne la remarqua, malgré sa tenue et ses cheveux mal coiffés. Son intuition, la guida au bas des escaliers. Elle leva la tête vers le haut, puis ensuite Magalie débuta la montée. En haut des escaliers, un jeune homme la bouscula. Il continua son chemin sans excuse. Magalie le regarda descendre et eut un petit sourire quand il manqua la dernière marche et qu'il s'étala de tout son long sur le sol. Reprenant ses esprits, elle s'aventura dans le couloir. Voyant qu'elle ne trouverait pas sa fille aussi facilement, vu le nombre de pièce à l'étage, elle décida de l'appeler.
- Elisabeth ma chérie, tu es là...





# Posté le mercredi 14 mai 2008 10:27

Modifié le dimanche 18 mai 2008 08:23

[123]

Retour dans le présent.

Une semaine c'était écoulée depuis qu'Elisabeth avait apprit la bonne nouvelle. La jeune femme avait décidé de rattraper son manque de soleil et c'était installée sur la terrasse. Pour éviter les coups de soleil, elle avait mit en place un parasol bleu et jaune. Sur la chaise longue, avait été placé une serviette beige avec comme motif un grand dauphin bleu. Cette serviette avait été dessinée par Magalie à la demande d'Elisabeth. Sa mère avait fait le croquis et la fille avait choisit les couleurs. À côté du transat, on pouvait trouver une petite table avec posé dessus un livre, une carafe de jus de fruit et un verre. Les lunettes de soleil sur le nez, Elisabeth c'était endormie et pour une fois depuis un mois, il dormait paisiblement.

Charly Hobbs sortit de sa voiture, balaya l'ensemble de la rue du regard, claqua la porte et monta en direction de la demeure des Mattews. Dans l'allée de gravier et bordait de buissons finement taillés dans différentes formes, Charly remarqua un jouet qui traînait au milieu. Il se baissa pour le ramasser et le posa sur la bordure de la fenêtre. Le jeune policier appuya sur le bouton de sonnette et attendit. Ne voyant arriver personne et n'entendant aucun bruit, il renouvela son geste. Toujours aucun signe de vie humaine dans les parages. Charly perplexe, tourna la tête vers la route et revit la voiture d'Elisabeth. Il n'avait pas rêvé, la jeune femme était bien présente. Il décréta qu'il était temps de faire le tour de la maison, peut être que la jeune femme était dans la piscine ou prenait un bain de soleil. Alors il longea les murs de la maison jusqu'à arriver devant l'appartement de Thomas. Charly remarqua que les volets étaient ouvert et qu'une personne était penchée sur une pile de copie. Il continua son chemin et monta les marches faites de pierres, pour déboucher sur la terrasse. Tout de suite il aperçu le parasol et les jambes de la jeune femme. Comme il faisait extrêmement chaud en se début d'après midi, il enleva sa veste qu'il plaça sur son bras et se dirigea vers Elisabeth. Il parvint au pré de la jeune femme sans difficulté.
- Elisabeth, souffla-t-il pas trop fort pour ne pas la brusquée.

La jeune femme remua légèrement mais ne réveilla pas. Charly avança une chaise en plastique blanc et s'asseya puis bouscula avec douceur la jeune femme. Elisabeth ouvrit petit en petit les yeux et put apercevoir son convive qui était tout en bleu. La jeune femme avait oublié qu'elle avait mit ses lunettes de soleil. Elle les retira en les mettant sur sa tête et souria, au jeune homme.

- je suis désolée, je ne voulais pas vous déranger, s'excusa le jeune policier gêné.
- se n'est pas grave, ne vous inquiétez pas, rassura Elisabeth en s'asseya sur sa chaise longue.
- vous voulez boire quelque chose, demanda-t-elle avec politesse.
- c'est gentil mais je suis en service, refusa Charly.
- comme vous voulez, répondit Elisabeth en se servant un verre pour elle-même.
- que puis je faire pour vous, ajouta la jeune femme après avoir bu deux gorgées de sa boisson.
- j'ai quelque chose pour vous, commença Charly Hobbs, en sortant de sa poche intérieure de sa veste une feuille légèrement jaunit par le temps.
- j'ai convaincu le juge, enfin votre père et moi, avons convaincu le juge de vous faire parvenir la lettre qu'a écrite votre mère. On en a fait une photocopie et on a pensé que se serait beaucoup plus important d'avoir l'original, expliqua le jeune homme face à une Elisabeth toute heureuse par se cadeau.

Des que Charly eut finit son petit monologue, Elisabeth se jeta dans ses bras. Le jeune homme était troublé car il n'osait pas poser ses mains sur la jeune femme.

- merci, merci beaucoup pour cette belle surprise, le remercia-t-elle en s'écartant finalement de lui.
- ce n'est pas moi qu'il faut remercier. C'est votre père qui en a eut l'idée, je l'ais juste mit en œuvre, développa l'inspecteur.

Elisabeth ne répondit pas à cette remarque. Elle regardait la feuille qu'elle tenait entre ses mains, elle n'osait même pas la bouger de peur de l'abîmé.

- vous ne la lisez pas, intervint Charly le sourire aux lèvres.
- non... enfin oui... je voudrais la lire avec une personne en particulier, essaya d'argumenter Elisabeth, mais elle était bien trop émue, pour faire une phrase entière et sans coupure.
- je comprends, affirma le jeune inspecteur.
- je crois que je vais vous laisser, j'ai encore pas mal de chose à faire, avança Charly en se levant.
Elisabeth leva la tête vers lui avec un sourire, puis se leva.
- merci d'avoir prit le temps de venir, remercia la jeune femme.
- c'est avec un grand plaisir que je l'ais fait, répondit Charly en se dirigeant vers le petit escalier.
- ha j'allais oublier, s'interrompit il dans son action et en se retournant vers la jeune femme qui l'avait suivit pour le raccompagner.
- on m'a mit sur votre affaire, celle ou un soir on vous a cambriolé. Et je peux vous dire qu'on a pas mal de pistes, avertit-il.
- c'est une bonne nouvelle, répliqua Elisabeth.
- bon cette fois j'y vais et passé le bonjour à votre père, demanda le jeune homme en descendant les marches.
- Au revoir Charly et merci de votre visite, rappela Elisabeth ne sachant pas si le jeune l'inspecteur l'avait entendu ou pas.

# Posté le vendredi 16 mai 2008 06:19

Modifié le dimanche 18 mai 2008 08:23